- Faut-il motoriser son float tube ?
- Moteur électrique ou système dédié
- Quelle poussée en lbs choisir
- Moteurs et batterie pour float tube
- Quelle batterie : plomb, AGM ou lithium
- Placer et brancher la batterie
- Fixer le moteur sur le float tube
- Supports Plug&Go, pontoon et modèles prêts à motoriser
- Autonomie réelle : tout dépend de la vitesse
- Entretien : rinçage, hélice et stockage
- Réglementation : cela dépend du plan d'eau
- Commander le matériel et préparer la sortie
- Questions fréquentes
- Quelle poussée pour un float tube ?
- Peut-on brancher une batterie de voiture ?
- Faut-il une commande déportée ?
- Sources consultées
Faut-il motoriser son float tube ?
Un float tube avec moteur ne remplace pas les palmes, il les complète. Sur un petit plan d'eau fermé, le palmage suffit. Le moteur prend tout son sens sur un grand lac où le spot est loin, ou dans un peu de courant : il évite de finir la journée avec les cuisses en feu et laisse de l'énergie pour pêcher. Il aide aussi à regagner le bord par vent fort.
Avant d'acheter quoi que ce soit, vérifiez que votre float tube accepte un moteur. Un moteur et une batterie imposent des contraintes aux coutures et à la structure, et certains modèles ne sont pas prévus pour cela : la réponse se trouve dans la notice ou auprès du fabricant. Si vous hésitez encore sur le bateau lui-même, notre guide pour choisir un float tube détaille les gabarits et les matières, et la page float tube regroupe les modèles. Le moteur ne dispense pas du gilet de sauvetage.
Moteur électrique ou système dédié
Sur un float tube, le moteur électrique est la solution la plus courante. Le thermique est lourd, bruyant, et il est interdit sur certains plans d'eau : nous y revenons plus bas. Reste à choisir entre deux familles.
La première est le moteur de pêche à la traîne, celui qu'on monte aussi sur une petite barque. Il se règle à la main, ou à distance sur les versions à commande déportée. La seconde est le système dédié au float tube, vendu avec sa batterie dans un boîtier unique, comme ceux de la marque Float Plus. Notre sélection de moteurs électriques pour float tube couvre ces deux familles.
Quelle poussée en lbs choisir
La poussée se lit en livres-force (lbs). Les moteurs proposés pour le float tube vont d'environ 18 à 55 lbs. Pour un float tube d'environ 3 mètres sur un lac ou un étang, une poussée moyenne suffit : plus elle monte, plus le moteur et la batterie sont lourds, et plus l'autonomie baisse.
Le poids suit la poussée. Un petit moteur de 18 lbs comme le Rhino Cobold ne pèse qu'environ 2,45 kg. Il convient aux plans d'eau calmes, mais des pêcheurs allemands le jugent trop faible pour un belly boat et conseillent 30 à 34 lbs.
Le courant est le cas particulier. En rivière, il faut davantage de poussée : la marque Float Plus propose un système à deux moteurs, le Twin Force, annoncé à 41 lbs par moteur, soit 82 lbs au total, pour environ 7 kg. Vérifiez la poussée annoncée sur la fiche du fabricant avant de choisir.
Moteurs et batterie pour float tube
Quelle batterie : plomb, AGM ou lithium
La batterie pèse souvent plus lourd que le moteur. Les trois technologies courantes sont le plomb, l'AGM et le lithium. Le plomb est la plus lourde et la plus contraignante à recharger. L'AGM est un peu plus légère et résiste mieux aux chocs. Le lithium est le plus léger et offre la meilleure autonomie. À capacité égale, l'écart de poids se ressent à chaque mise à l'eau.
Quelle que soit la technologie, choisissez une batterie marine à décharge lente, prévue pour alimenter un moteur longtemps, plutôt qu'une batterie de voiture, conçue pour de brefs pics de courant. Associez-la à un chargeur adapté. Une batterie 12 V suffit pour la plupart des moteurs de puissance moyenne.
Placer et brancher la batterie
La batterie se loge derrière le siège, près du moteur. Protégez-la dans un bac à batterie ou un sac étanche, à l'abri des chocs. Préférez une batterie scellée à une batterie à bouchon, qui peut couler dans la coque.
Le branchement se fait avec les pinces fournies avec le moteur, ou avec des cosses sur bornes à visser, plus longues à serrer mais qui ne se détachent pas quand on bouge. Le Twin Force de Float Plus range son unité de commande dans une mallette étanche avec un kill switch et une protection contre les surcharges.
Fixer le moteur sur le float tube
La méthode la plus courante est un support à pads collés sur le boudin ou la coque. Voici l'ordre habituel :
- dégraisser la zone de collage à l'acétone et vérifier la compatibilité du support avec votre float tube ;
- gonfler le float tube à sa pression habituelle, poser les pads et délimiter la zone au scotch de peintre ;
- coller avec une colle bicomposant prévue pour le PVC, qui ne convient pas aux modèles en tissu ;
- laisser sécher selon les consignes, puis glisser le moteur dans le support, brancher la batterie et tester à faible vitesse.
Dans une vidéo de 13 minutes, un pêcheur laisse la colle sécher 15 minutes, presse 15 à 20 secondes puis attend 24 heures avant la mise à l'eau. Le contact est immédiat et ne se rattrape pas : visez droit et travaillez à plat.
Le moteur se place le plus souvent à l'arrière. Si le float tube se dirige mal sur le côté, déplacez la fixation et refaites un essai : un moteur décalé impose un léger contre-braquage. Testez à l'eau avant de pêcher, le float tube ne doit pas s'enfoncer vers l'arrière.
Supports Plug&Go, pontoon et modèles prêts à motoriser
Certains float tubes n'ont rien à coller. Float Plus décrit pour son Twin Force un support Plug&Go qui s'intègre aux float tubes Float Plus 1 et 2, et un kit de montage pour les float tubes à fond PVC. Chez Seven Bass Design, le support de rechange de la gamme Hybrid est vendu sans patchs et les modèles dropstitch ont deux montages moteur, dont un sous la coque : voyez notre page sur les float tubes Seven Bass. Le Skullway 170 et le Jungle Operator de Seven Bass et le pontoon P240 HF de Pescador sont annoncés compatibles d'origine.
Autre exemple, chez Décathlon : le moteur FLTB MTR V2 se clipse sur la base de série des FLTB-9 et FLTB-5 V2. Il affiche 240 W, 24 à 32 lbs de poussée selon la batterie, 12 V, 18 A et 3 kg, avec une batterie de 50 Ah conseillée pour une journée. Voyez le dossier sur les float tubes Décathlon.
Autonomie réelle : tout dépend de la vitesse
L'autonomie varie énormément selon la batterie, le moteur et surtout la vitesse. Un moteur à fond vide une batterie bien plus vite qu'à vitesse de dérive. Float Plus indique par exemple jusqu'à environ 20 heures avec sa batterie de 41,6 Ah, ce qui correspond à un usage très lent.
Un calcul simple aide : divisez la capacité de la batterie en ampères-heures par l'intensité que consomme le moteur à la vitesse choisie. L'intensité figure sur la fiche du moteur. Avec 50 Ah et 18 A, le moteur Décathlon tourne un peu moins de trois heures à pleine consommation. Gardez une marge, car une batterie ne se vide pas entièrement sans la ménager. Sur le terrain, des pêcheurs annoncent 4 à 5 heures avec une AGM de 55 Ah et un moteur de 30 lbs.
Un échosondeur pour float tube consomme aussi du courant : si vous l'alimentez sur la même batterie, prévoyez une autonomie plus courte.
Entretien : rinçage, hélice et stockage
Après chaque sortie, rincez le moteur à l'eau claire et laissez-le sécher à l'air libre. Ne le faites jamais tourner hors de l'eau. En mer, vérifiez que le moteur est prévu pour l'eau salée (le Rhino Cobold ne l'est pas) et lisez notre page sur le float tube en mer.
Dans les herbiers, l'hélice s'enroule vite : Float Plus équipe le Twin Force d'un anneau anti-mauvaises herbes.
Pour l'hiver, un guide américain de stockage recommande de ranger une batterie lithium LiFePO4 chargée à 60 à 80 % environ, entre 4 et 27 °C, et de ne jamais la charger sous 0 °C, au risque de dommages permanents. Une batterie au plomb se range chargée à fond, avec un contrôle mensuel. Suivez d'abord la notice de votre batterie.
Réglementation : cela dépend du plan d'eau
Nous n'avons trouvé aucune règle nationale unique sur les moteurs de float tube. Ce qui s'applique dépend du gestionnaire du plan d'eau : préfecture, commune, propriétaire, gestionnaire de voie navigable ou association de pêche. Renseignez-vous auprès de lui avant de partir ; notre page sur la réglementation du float tube donne les repères généraux.
Un exemple officiel : l'arrêté préfectoral DDT-SREC-2023-130-0003 du 10 mai 2023, pris par le préfet de la Lozère, qui fixe le règlement particulier de police de la navigation de plaisance et des activités sportives sur le barrage de Naussac. Il cite les float tubes parmi les activités autorisées, impose une propulsion exclusivement électrique et interdit la présence de machines à propulsion thermique sur les embarcations. Il prévoit une amende de troisième classe en cas de manquement. Cet arrêté est consultable sur le site de la préfecture de la Lozère. Un autre plan d'eau peut fixer une limite de puissance ou interdire tout moteur.
Commander le matériel et préparer la sortie
Les produits présentés sur best-float.tube se commandent sur Amazon. Le site n'est pas le vendeur et ne promet ni stock ni délai de livraison : vérifiez la fiche produit au moment de commander. Pour compléter l'équipement, la page accessoires pour float tube rassemble le petit matériel qui accompagne un moteur, et les palmes pour float tube restent utiles pour le retour si la batterie faiblit.
Questions fréquentes
Quelle poussée pour un float tube ?
Une poussée moyenne suffit pour la plupart des sorties sur lac. Moins pour un étang calme, plus seulement en rivière. Reportez-vous aux recommandations du fabricant de votre float tube.
Peut-on brancher une batterie de voiture ?
Ce n'est pas recommandé : choisissez une batterie marine à décharge lente.
Faut-il une commande déportée ?
Elle évite de se tourner pour régler la vitesse. Certains pêcheurs préfèrent bloquer le moteur dans l'axe et se diriger aux palmes, ce qui évite d'avoir un moteur orientable.
Sources consultées
Fiche du moteur FLTB MTR V2 (Décathlon) ; fiche Float Plus Twin Force et test ADH-Fishing du système Pro 2 ; fiches Seven Bass Design ; guides Nootica ; Float-Tube.eu ; guide de stockage Battery Tender ; forums Anglerboard et Barsch-Alarm ; vidéos des chaînes Julo et Angeln und Urlaub ; arrêté préfectoral DDT-SREC-2023-130-0003 de la préfecture de la Lozère.